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28/04/2008

Instant détente

Mercredi dernier, près de 30 militants et sympathisants des Jeunes Identitaires du Pays d’Aix assistaient au premier cercle Félix Gras. Dans le même temps des admirateurs secrets barbouillaient quelques murs de notre belle cité.

Compte tenu de l’orthographe et de la conjugaison approximatives, nos soupçons se portent inévitablement vers une poignée de décérébrés qui hantent les amphithéâtres de la Faculté des lettres d’Aix-en-Provence.

Les déclinologues mettront la charge sur le dos de notre système éducatif à l’agonie. Nous préférons la prudence et indiquons charitablement deux sites Internet qui pourront sans doute secourir nos nouveaux admirateurs dans leurs pérégrinations nocturnes :

http://www.le-dictionnaire.com/

http://www.bescherelle.com/

25/04/2008

Être identitaire pour les nuls (1)

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22/04/2008

Figure identitaire : Frédéric Mistral

567851348.jpgLe grand poète de la Renaissance méridionale (une vingtaine d'oeuvres) est né à Maillane, le 8 septembre 1830, il prit à vingt-et-un ans "la résolution de relever de raviver en Provence le sentiment d'appartenance qu'il voyait s'annihiler sous l'éducation antinaturelle de toutes les écoles, de provoquer cette résurrection par la restauration de la langue naturelle et historique du pays et de rendre la vogue au provençal par l'influx et la flamme de la divine poésie". En prolongement des congrès de poètes d'Arles (1852) et d'Aix (1853), il fonde avec six de ses amis le Félibirge en 1854. Il publie en 1859 Mirèio, suivra l'éclatant hommage de Lamartine qui y consacre tout son 40e Entretien et la popularisation de l'oeuvre par l'opéra de Gounod.

L'Anthologie du Félibrige nous dit : "Il ne faut pas oublier que Mistral n'est pas seulement un grand poète : organisateur, diplomate, politique à larges vues d'ensemble, il est aussi un savant. Son Lou Trésor dou Félibrige, immense et complet de recueil de la langue d'Oc, a excité l'admiration de tout le monde intellectuel, et l'Institut lui a accordé un prix de 10 000 francs. En 1904 le prix Nobel de littérature lui est décerné, il en emploiera le montant au développement Arlaten, où depuis 1898, il réunit tout ce qui se rattache à la vie familière, aux coutumes, aux moeurs de la Provence". Le Museon Arlaten, lieu de mémoire, véritable sanctuaire de la civilisation provençale, est l'un des tous premiers grands musées d'ethnographie régionale.

Frédéric Mistral, de son vivant, connaît la reconnaissance de la nation et du peuple. Il reçut un triomphe en entrant dans le théâtre antique d'Arles, il assista à l'inauguratiuon de sa statue, le Président de la République lui rendit visite en 1913 à Aix, les étudiants dételèrent sa voiture s'exclamant : "Les chevaux tirent les hommes, les hommes portent les dieux !".

 Lorsque survint le jour de sa mort à la veille de la Grande Guerre, le 25 mars 1914, un véritable deuil national s'installe, les drapeaux sont en berne et le glas retentit dans toutes les villes de Provence.

 Aujourd'hui Mistral est traduit dans vingt-cing langues et cent-quatre-vingt universités dans le monde enseignent la langue d'Oc.

Des plaques commémoratives, une rue et une statue au Parc Jourdan témoignent de la fidélité de la ville d'Aix à la mémoire de Frédéric Mistral.

 

Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut.

Quand le Bon Dieu en vient à douter du monde il se rappelle qu'il a créé la Provence.

(Frédéric Mistral) 

20/04/2008

973 : la Libération de la Provence

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En 838, les Sarrasins font irruption dans les eaux de Marseille, saccagent la ville et se retirent emmenant de nombreux captifs (hommes, femmes, enfants réduits à l'état d'esclaves ou jetés à la mer). Pendant une trentaine d'années, Marseille et les environs d'Arles subissent les assauts réguliers des maures. Le coup d'arrêt vient de la détermination sans faille des évêques d'Arles (Rolland) et de Marseille (Babon) qui élèvent des fortifications imprenables. Mais le danger resurgit à l'est : les Sarrasins prennent le Massif des Maures qui surplombe le Golfe de Saint-Tropez. Durablement installés, ils lancent des raids fréquents sur la Basse-Provence puis étendent leur zone de pillage à la Haute-Provence et enfin aux Alpes toutes entières. Ils saccagent les monastères, rasent des villages, barrent des routes... La "plaie provençale" devient alors une "gène internationale" (selon J-P Poly).
 
Juillet 972, les Sarrasins commettent une erreur qui va leur coûter très cher : l'enlèvement de l'abbé Maïeul de Cluny. Celui-ci fait l'objet d'un culte très fort dans toute la Provence, il est le conseiller privilégié d'Hugues Capet, duc puis Roi des Francs (940-996), il a aussi l'oreille de la cour du Roi de Germanie et intervient jusque dans le querelles privées de la famille impériale. On lui proposa le siège pontifical à la mort de Benoît VI mais il refusa jugeant qu'il serait plus utile auprès de ses moines et de son abbaye qu'il a contribué à faire connaître par son rayonnement sans égal. Initialement, les moines et l'aristocratie provençale vont payer la rançon exigée et les Sarrasins libèreront l'abbé.
 
Mais son enlèvement a soulevé un émoi populaire et une volonté d'en finir une fois pour toutes avec l'envahisseur, les Provençaux appellent alors le comte de Provence Guillaume 1er à lancer une guerre de libération contre les Sarrasins "au nom de Maïeul". Après avoir levé une armée qui comptera également des soldats du Bas-Dauphiné et de Nice, aidé de son frère Roubaud et d'Ardouin, maquis de Turin, Guillaume traque les Sarrasins et les écrase à la bataille de Tourtour en 973. Retranchés dans la forteresse de la Garde-Freinet (aujourd'hui dans l'agglomération de Draguignan), les Sarrasins sont chassés vers une forêt voisine, la forteresse est rasée et les quelques survivants seront tués ou fait prisonniers (dont certains seront baptisés et convertis).
 
A la différence de Rodolphe III, qui abandonna la Provence au mains des Sarrasins, Guillaume 1er, dit le Libérateur, surnommé le Grand, le Père de la Patrie, affirma sa volonté de résistance et restera dans les mémoires comme l'héroïque sauveur de la Provence. Guillaume devient alors marquis de la Provence arlésienne puis prince de toute la Provence qui devint une principauté indépendante. En plus d'une guerre de libération, on parle donc d'une guerre d'indépendance : c'est grâce à cette bataille décisive du Tourtour que les Sarrasins seront définitivement expulsés de Provence. Les terres conquises par Guillaume seront distribuées au clergé et à ses officiers. C'est du partage de ces terres, après la défaite des Sarrasins, que date, en Provence, la naissance bien tardive de la féodalité.
 
Devenu très pieux à la fin de sa vie, Guillaume le Grand restitue de nombreux biens à l'Eglise, dont les anciens domaines de l'évêché de Fréjus et, en surplus, le village du Pujet. Il rendit également de nombreux et vastes domaines de Camargues au monastère Saint-Jean d'Arles. Enfin, en 993, il prend l'habit monastique, fait de généreuses offrandes à l'abbaye de Cluny et s'éteint entre les bras de Saint Maïeul, entouré de la multitude de ces fidèles sujets.
 
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18/04/2008

L'Europe ne doit rien à l'islam : les racines grecques de l'Europe chrétienne

877228151.jpg Qui n'a jamais entendu le mensonge très politiquement correct selon lequel l'Europe ne serait rien sans les Arabes et l'islam puisque ce sont ces derniers qui, en traduisant la plupart des oeuvres de philosophie antique, nous ont transmis la pensée grecque ? Ce qui revient à dire que la civilisation européenne doit (presque) tout à l'opium des Mille et une nuits.
 
Sylvain Gouguenheim, professeur d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon, rétablit la vérité dans un ouvrage qui nous éclaire sur la continuité historique entre l'Europe d'Athènes et l'Europe chrétienne (Aristote au Mont Saint-Michel - Les racines grecques de l'Europe chrétienne). Fait encore plus notable, Le Monde (ou "l'Immonde" pour mieux souligner le caractère habituellement propagandiste du premier quotidien de France) lui consacre une pleine page.
 

17/04/2008

On en parle au cinéma : Albert Spaggiari


 
Les Identitaires niçois se souviennent :
 

16/04/2008

Cercle Félix Gras #01 - Pourquoi nous sommes identitaires

15/04/2008

Un Derrière Ta Porte exceptionnel !

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Si Mohamed est Français, siéu Prouvençau !

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Dans cette France où l'expression "identité nationale" est devenue le chiffon rouge que chacun s'agite sous le nez pour exciter le taureau médiatique et les singes politiques, il y a un élément pourtant fondamental qui n'a pas été mis dans la balance : c'est l'identité régionale. Pendant que l'intelligentsia parisienne se frotte la tête pour savoir quel contenu donner à cette étrangeté remise au goût du jour depuis les élections présidentielles (la "nation"), une donnée essentielle demeure malgré les agitations : l'identité locale. En effet, la République "une et indivisible" a voulu faire de nous de simples et pauvres "citoyens", pauvres de l'absence d'attache et d'enracinement. Pour cette République centralisatrice et jacobine, il n'existe pas de Basques, de Lorrains, de Corses, de Provençaux. Et pourtant, alors que nous croyons être tous égaux devant la carte nationale d'identité, il apparait clair aux yeux de tous, lors d'une rencontre opportune avec un compatriote qui a ses racines dans un autre coin de France, que la façon d'être et de parler n'est pas la même, que l'alimentation n'est guère plus semblable ... Et on se prend notamment à découvrir que certains mots employés depuis son enfance, que l'on croyait français, sont en fait issus de la plus pure tradition linguistique régionale (en Provence, on peut vous citer quelques noms de poissons...).

Ce déclic, qui peut donc venir de la confrontation avec une culture régionale différente de la sienne, est le premier pas accompli sur le chemin de la quête identitaire. Quête romantique et poétique au début, puis beaucoup plus délicate à assumer, socialement parlant, quand on commence à regarder autour de soi et que l'on constate les graves méfaits de l'immigration-invasion alors qu'une voix aussi douce qu'hypocrite nous chante, depuis le berceau, le refrain d'une France Terre d'Asile et d'une nationalité à tirage illimité. Première embûche sur la voie qui mène à la renaissance identitaire : le conflit brutal entre la réalité et les dogmes avalés de force depuis sa plus tendre enfance. Au delà des droits de l'homme ou de la carte d'électeur, censés être constitutifs d'une identité nationale (de fait désincarnée), on se rend bien compte qu'il y a une autre identité qui, quant à elle, ne tolère pas la soumission à une culture d'importation. Parce que cette identité-là est plus visible, elle est palpable, parce que cette identité est vécue quotidiennement : elle est charnelle. Cette identité est senteurs, marchés, accents, expressions, climats, paysages, architecture, savoir-faire, ... Cette identité régionale, c'est la petite patrie qui bâtit la grande.

Après avoir pris conscience que l'identité régionale est le noyau et même la justification de l'identité nationale, il devient très difficile d'affirmer de but en blanc que Mohamed ou Fatou sont Français. De quel terroir, de quelle langue, de quelle culture gastronomique, de quel culte liés à une région de France peuvent se revendiquer Mohamed et Fatou ? Aucun. Parce que "vivant à l'heure américaine" dans la rue (selon la rappeuse Diam's, muse de Sarkozy), ils continuent cependant à vivre à la maison, autour de Paris ou en Province, comme au bled tant idéalisé.

Dans une République qui accorde la nationalité "française" au monde entier (et tout particulièrement aux "femmes opprimées dans le monde" sous le règne de Sarközy de Nagy-Bocsa), l'identité régionale ne doit pas se vivre comme un repli plein de goût amer dans la bouche mais comme une justification et plus encore une légitimation indispensable à sa qualité de Français : "je suis Français parce que je suis issu d'une patrie de France, d'un terroir de France, et que je cultive ce patrimoine vivant et dynamique dans ma vie quotidienne, et que je transmettrai un jour le flambeau à mes enfants qui le transmettront aux leurs". Voila le discours à tenir et à ne pas lâcher.

 

J'aime mon village plus que ton village.

J'aime ma Provence plus que ta province.

J'aime la France plus que tout.

(Félix Gras) 

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