16/05/2008

Pour une politique de reconnaissance de la différence

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La revendication identitaire ne se satisfait plus d’un universalisme moral et politique qui n’a que trop souvent été le masque de pratiques de domination inavouées. Une véritable politique de reconnaissance des différences doit être incorporée dans l’organisation de la société, car la reconnaissance est à la base du lien social. La justice sociale ne passe pas seulement par la redistribution, mais aussi par la reconnaissance. Elle appelle une politique de la reconnaissance de la part des pouvoirs public. [...] Les groupes identitaires ne doivent surtout pas être confondus avec les groupes d’intérêt. La différence qui existe entre eux est qu’un groupe d’intérêt peut parfaitement se constituer sans qu’il y ait d’identification mutuelle entre ses membres (pour qu’un individu rejoigne un groupe d’intérêt, il suffit qu’il partage le même intérêt instrumental que les autres membres du groupe). Bien entendu, les groupes identitaires peuvent aussi chercher à défendre les intérêts de leurs membres, et c’est ce qu’ils font le plus souvent, mais cette activité n’est qu’une conséquence de l’existence même du groupe ; elle n’en est pas la raison d’être. L’intérêt, en ce cas, n’est pas fondateur, il n’est qu’un dérivé de l’identité du groupe. Amy Gutman résume la différence en disant que, « la politique des groupes identitaires est liée à une idée de ce que sont les gens, tandis que la politique des groupes d’intérêt est liée à une idée de ce que veulent les gens ».
 
Alain de Benoist, Qu'est-ce que l'identité 

08/05/2008

La violence des mots...

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 Je suis un cosmopolite résolu. J'aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à «la Marseillaise». J'espère que le cadre national sera un jour dépassé. Et l'un des principaux mérites de l'Europe [NDLR : entendons par-là "Union Européenne"], à mes yeux, est de fonctionner comme une machine à refroidir cette passion nationale...
 
Bernard-Henry Lévy 

07/05/2008

Ce drapeau nous appartient

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Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles. (Apocalypse XII, 1)

(Dans la Bible, vision de Saint-Jean décrivant la Vierge Marie)

« C’est à moi qu’on a demandé de dessiner le Drapeau de l’Europe. J’ai eu subitement l’idée d’y mettre les douze étoiles de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac, sur fond bleu, couleur de la Sainte Vierge. Et mon projet fut adopté à l’unanimité, le 8 décembre 1955, fête de l’Immaculée Conception. »

Arsène Heitz, dessinateur du drapeau européen 

Et malgré plus de 100 projets qui furent en concurrence, c’est le Drapeau de la Sainte Vierge qui triompha au dernier moment. Et ce triomphe se produisit fortuitement le 8 décembre, sans que personne ait pu chercher cette divine coïncidence.

Le Drapeau de l’Europe est bien le Drapeau de Notre–Dame, Reine de la Paix !

 

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Nous défendons l'Europe des peuples et des patries contre l'Europe-tour de Babel ouverte à tous les vents financiers et migratoires ! 

Notre Europe est charnelle, elle se bâtit tous les jours au contact des vrais Européens, dont les Serbes du Kosovo que nous n'avons jamais cessé de soutenir, 

L'Union Européenne, ce n'est pas l'Europe !

Défendons notre Europe : identitaire, fière et indépendante ! 

26/02/2008

Vers une guerre civile en Europe ?

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Je ne crois pas qu'on puisse imaginer un scénario de guerre européenne au sens classique de l'éclatement de l'Union Européenne et de la réémergence des Etats-nations. L'instabilité de l'Europe est plus à même de provenir de cette autre tendance démographique qui est la quasi-colonisation de l'Europe par des populations immigrées qui sont culturellement très différentes et dans certains cas hostiles ou résistantes à l'intégration et à l'assimilation. Si on regarde dans le futur à l'échelle de décennies plutôt que de mois, ça me semble être une source de conflit beaucoup plus probable. Mais ce serait un conflit de type civil interne, un conflit entre les immigrants en particulier musumans et les peuples indigènes vieillissants. En d'autres termes, ce qui rend notre période différente de tous les autres siècles depuis la Peste Noire, c'est que les populations européennes se réduisent. Dans le passé, la croissance des populations indigènes européennes a été le moteur du changement historique pendant la plus grande partie de l'histoire moderne, parce que c'est l'excédent de population qui a causé les grandes migrations parties d'Europe qui ont transformé le monde après 1500. Ca ne s'est arrêté que récemment, et c'est seulement au milieu des années 1980 que les taux de fertilité en Europe sont tombés en dessous du taux de remplacement, et que la migration a commencé à être une source plus importante de la croissance de la population. L'Europe a changé fondamentalement, ça ne va plus être, comme ça l'était avant, un endroit rempli de populations européennes, principalement chrétiennes, se reproduisant rapidement. C'est en train de changer radicalement...

 

Niall Ferguson, historien britannique diplômé d'Oxford et professeur à Harvard (30/06/2005) 

23/02/2008

"Eux" et "Nous"

 

L'un des drames de l'Europe est précisément qu'elle ne sait pas se donner des frontières physiques, car elle est incapable de se donner des frontières mentales. Elle ne sait pas définir un "eux" et un "nous". Cette frontière entre eux et nous n'est pas forcément hostile, ni imperméable ; mais pour être amicale et poreuse, il faut qu'elle existe. 

 

Elie Barnavi, ancien ambassadeur d'Israël en France (Le Point, 5 janvier 2006) 

05/02/2008

Nous sommes les forces du progrès !

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Nous assistons, chez nous, au réveil des régions et de leur esprit. Dans le monde, à l'affirmation des minorités ethniques.  La décolonisation a marqué l'échec d'une "mondialité asservissante". L'Afrique, avec Senghor, a retrouvé l'honneur de la négritude. Le tiers monde s'engage vers le pluralisme politique, religieux, social. Une civilisation latino-américaine renait. La culture islamique se redéploie. C'est une lutte, partout, entre les forces d'uniformisation et les volontés de différence.  Voila la dynamique de cette fin de siècle.

C'est le moment que choisissent, sous prétexte d'antiracisme, les partisans de la France multiraciale, pour nous proposer un melting pot dissolvant l'autochtone et l'immigrant dans une sous-culture commune. Ils appuient les forces d'uniformisation quand ce sont les volontés de différence qui sont révolutionnaires. Je trouve leur progressisme très réac.

 

Louis Pauwels, Le Figaro-Magazine, 4 octobre 1980.

La cause identitaire est aussi et surtout la dynamique de ce siècle naissant. Nous sommes les forces du progrès et du renouveau, l'utopie multiculturaliste est déjà morte... L'avenir nous appartient !

20/12/2007

Le seul véritable antiracisme est identitaire

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Reconnaître et vouloir maintenir l'existence d'ethnies dissemblables et par là de cultures et de sociétés spécifiques, c'est admettre, saluer, protéger la diversité du monde humain. Etre raciste, c'est nier ou refuser cette diversité. C'est entreprendre de ramener l'humanité à un modèle unique. Un modèle génétique : le nazisme. Un modèle social et économique : la république marchande universelle de type américain ou le communisme universel. Il y a donc un pseudo-antiracisme qui est en réalité une ignorance, un mépris et un rejet des identités ethniques et culturelles et dont le but est le broyage des peuples, l'uniformisation de l'humanité, sa réduction à un comportement unique.
Louis Pauwels, Le Figaro-Magazine, 4 octobre 1980.
 
A la suite de Louis Pauwels, on peut méditer sur cet antiracisme ô combien paradoxal qui ne cherche qu'à imposer le melting pot comme système social et le métissage comme valeur morale ultime. Or, une tour de Babel multiethnique et multiculturelle, ouverte aux vents migratoires du monde entier, serait le cimetierre de la diversité humaine. Alors que le "droit à la différence" est un concept à la mode, il demeure inexpliqué qu'on refuse ce droit à nous autres petits Blancs héritiers de 30 000 ans d'identité européenne. Il n'est pas une semaine sans qu'une chaine du service public ne diffuse un reportage plein d'emphase sur une tribu africaine reculée ou une peuplade asiatique qui continue, malgré le flot du progrès technique et commercial, à maintenir ses traditions et ses coutumes ; alors que dans le même temps, on ne cesse de dénigrer et de moquer (si ce n'est insulter) les initiatives identitaires européennes. Cet antiracisme, clé de voûte du politiquement correct hexagonal, souffre d'un deux poids, deux mesures criant dans son action : il n'est en fait qu'un tiers-mondisme (cette fascination malsaine du petit bourgeois occidental pour la misère du Tiers-Monde), une forme de masochisme anti-blanc qui confine à l'hystérie. Susan Sontag (1933 - 2004), essayiste et romancière américaine, en est l'exemple le plus pathétique :
La vérité est que Mozart, Pascal, l'algèbre de Boole, Shakespeare, le régime parlementaire, les églises baroques, Newton, l'émancipation des femmes, Kant, Marx, les ballets de Balanchine, etc., ne rachètent pas ce que cette civilisation particulière a déversé sur le monde. La race blanche est le cancer de l'humanité.
 
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12/12/2007

L'enracinement selon Simone Weil

 

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Pour la patrie, les notions d'enracinement, de milieu vital, suffisent à cet effet. Elles n'ont pas besoin d'être établies par des preuves, car depuis quelques années elles sont vérifiées expérimentalement. Comme il y a des milieux de culture pour certains animaux microscopiques, des terrains indispensables pour certaines plantes, de même il y a une certaine partie de l'âme en chacun et certaines manières de penser et d'agir circulant des uns aux autres qui ne peuvent exister que dans le milieu national et disparaissent quand un pays est détruit.

Simone Weil (1943) 

3 principes fondamentaux

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1) La communauté a une existence réelle, différente de la somme des existences de ses mémoires ;

2) L'individu n'existe, ne se réalise, ne trouve son équilibre que par une vie harmonieuse dans la communauté ;

3) La défense de la communauté et de ses pouvoirs reste donc notre but essentiel, en opposition à toute conception anarchiste ou rousseauiste. Nous reconnaissons l'existence de quatre communautés, Région, Nation, Europe et Occident.

 Yves Van Ghele, 1974

Servir la grande et la petite patrie, échapper à l'isolement

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Aux heures du péril, toujours la force du nom français sera doublée par ces titres de Bretons, de Lorrains, d'Alsaciens, de Girondins. Au sentiment national, ne craignez pas de surajouter le sentiment local. Donnez à chacun deux patries à servir : la grande patrie, la petite patrie. [...] On n'aimera jamais tant son pays que si l'on prend contact avec lui, si l'on appartient à une région, à une ville, à une association où l'on tienne son rôle modeste, sa petite part de responsabilité, échappant par là à l'isolement d'un être responsable et sans solidarité, qui croit s'être sauvé tout entier s'il a sauvé sa peau.

Maurice Barrès